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​Cas pratique : une maison avec 500 Bq/m³ de radon – diagnostic et solutions

Une mesure de radon révèle une concentration d’environ 500 Bq/m³ dans une maison. Faut-il s’inquiéter ? La maison doit-elle être assainie ? Quels travaux faut-il entreprendre et quelles peuvent être les conséquences lors d’une vente immobilière ?

Ce cas pratique montre pourquoi une concentration élevée de radon ne doit pas être analysée uniquement à partir d’un chiffre.

L’objectif d’un diagnostic radon est également de comprendre le fonctionnement du bâtiment, d’identifier les voies potentielles d’entrée du radon et de proposer des mesures correctives proportionnées.

Pour préserver la confidentialité des propriétaires, certains éléments permettant d’identifier le bâtiment ont été volontairement modifiés ou supprimés.

Situation initiale : environ 500 Bq/m³

Dans cette maison individuelle, une mesure met en évidence une concentration d’environ 500 Bq/m³ dans une partie du bâtiment.

Cette valeur est supérieure au niveau de référence suisse de 300 Bq/m³ applicable à la concentration annuelle moyenne dans les locaux où des personnes séjournent régulièrement plusieurs heures par jour.

Cependant, constater 500 Bq/m³ ne permet pas, à lui seul, de déterminer l’origine du problème.

Une visite technique du bâtiment est donc nécessaire.

Première étape : comprendre le bâtiment

Lors de l’expertise, une attention particulière est portée aux parties du bâtiment en contact avec le terrain.

La maison comporte notamment un vide sanitaire.

Ce type de configuration mérite une analyse attentive, car le radon provenant du terrain peut s’accumuler dans cet espace avant de migrer vers les locaux situés au-dessus.

L’inspection met en évidence plusieurs éléments susceptibles de contribuer au problème.

Certaines ouvertures de ventilation du vide sanitaire ne remplissent plus correctement leur fonction. Des modifications réalisées autour du bâtiment ont progressivement réduit ou condamné certaines possibilités de ventilation naturelle.

Le renouvellement de l’air sous le bâtiment est donc insuffisant.

Des voies potentielles de transfert vers l'habitation

La ventilation du vide sanitaire n’est pas le seul élément à considérer.

Plusieurs points singuliers entre les parties basses du bâtiment et les espaces intérieurs doivent également être examinés : passages techniques, raccordements, trappes, fissures et défauts d’étanchéité.

Le radon suit les mouvements d’air.

Une différence de pression entre le terrain, le vide sanitaire et l’intérieur de la maison peut ainsi favoriser son transfert vers les espaces habités.

Il est donc rarement pertinent de traiter uniquement un point visible sans comprendre la circulation globale de l’air dans le bâtiment.

La ventilation du logement doit également être analysée

L’examen du bâtiment porte ensuite sur son système de ventilation.

Un renouvellement insuffisant de l’air intérieur peut contribuer au maintien de concentrations élevées.

Dans cette situation, l’analyse met en évidence que certains débits d’extraction méritent également d’être vérifiés et optimisés.

Cela illustre un principe essentiel en matière de radon :

le problème ne vient pas toujours d’une seule cause.

Une concentration élevée peut résulter de plusieurs facteurs qui se cumulent : production naturelle de radon dans le terrain, accumulation sous le bâtiment, défauts d’étanchéité et renouvellement insuffisant de l’air intérieur.

Quelles solutions envisager ?

L’objectif n’est pas de commencer immédiatement par la solution la plus coûteuse.

Dans ce cas, une stratégie progressive peut être envisagée.

1. Rétablir correctement la ventilation du vide sanitaire

La première intervention consiste à réexaminer les ouvertures permettant la ventilation du vide sanitaire et à rétablir une circulation d’air efficace lorsque cela est techniquement possible.

L’objectif est de limiter l’accumulation du radon sous le bâtiment.

2. Améliorer l’étanchéité

Les communications entre le vide sanitaire, le terrain et les espaces intérieurs doivent être recherchées.

Les passages de conduites, fissures, joints et autres points singuliers peuvent ensuite être traités lorsque cela est nécessaire.

3. Vérifier la ventilation de l’habitation

Le renouvellement de l’air intérieur doit également être contrôlé.

Une installation de ventilation existante n’est réellement efficace que si son fonctionnement et ses débits correspondent aux besoins du bâtiment.

4. Envisager une mise en dépression si nécessaire

Si les premières mesures ne permettent pas d’obtenir une diminution suffisante, une solution plus active peut être étudiée.

La mise en dépression du vide sanitaire ou du terrain sous le bâtiment peut permettre de capter le radon avant qu’il ne pénètre dans l’habitation et de l’évacuer vers l’extérieur.

Cette solution doit toutefois être conçue en fonction des caractéristiques réelles du bâtiment.

Pourquoi procéder par étapes ?

Face à une concentration de 500 Bq/m³, la tentation peut être de rechercher immédiatement un système d’assainissement important.

Ce n’est pas toujours la meilleure démarche.

Certaines situations peuvent être sensiblement améliorées par des interventions relativement simples : rétablissement d’une ventilation existante, correction d’un défaut d’étanchéité ou amélioration du renouvellement de l’air.

Dans d’autres bâtiments, une intervention technique plus importante sera effectivement nécessaire.

Un diagnostic préalable permet donc d’éviter de réaliser des travaux coûteux sans avoir identifié l’origine du problème.

Et après les travaux ?

Après la réalisation des mesures correctives, il est essentiel de mesurer à nouveau la concentration de radon.

L’objectif n’est pas simplement de constater que des travaux ont été réalisés, mais de vérifier leur efficacité.

Cette mesure de contrôle permet de déterminer si la concentration a suffisamment diminué ou si des améliorations complémentaires sont nécessaires.

Quel impact lors d’une vente immobilière ?

La découverte d’une concentration élevée peut naturellement inquiéter un propriétaire qui souhaite vendre sa maison.

Mais une maison présentant une problématique de radon n’est pas automatiquement invendable.

D’un point de vue immobilier, il existe une différence importante entre :

« La maison présente 500 Bq/m³ et nous ne savons pas pourquoi »

et :

« Une concentration élevée a été identifiée, le bâtiment a été expertisé, les causes probables sont connues et une stratégie d’assainissement a été définie. »

Dans le second cas, l’incertitude est considérablement réduite.

L’impact éventuel sur la valeur du bien dépendra notamment de l’importance du problème, des travaux nécessaires, de leur coût et de la possibilité de démontrer l’efficacité des mesures correctives.

Il serait donc imprudent d'appliquer automatiquement un pourcentage de décote à tous les bâtiments présentant une concentration élevée.

Ce que nous apprend ce cas pratique

Ce cas illustre trois principes importants.

Mesurer ne suffit pas toujours. Lorsque la concentration est élevée, il faut comprendre le bâtiment.

Une valeur supérieure à 300 Bq/m³ ne signifie pas automatiquement que des travaux lourds sont nécessaires. Les solutions doivent être proportionnées à la situation.

Enfin, le contrôle après intervention est indispensable pour vérifier que les mesures mises en œuvre produisent réellement l’effet attendu.

Vous avez mesuré plus de 300 Bq/m³ ?

Vous avez réalisé une mesure et obtenu 300, 500, 800 ou plus de 1'000 Bq/m³ ?

Avant d’entreprendre des travaux, il est recommandé d’analyser les caractéristiques du bâtiment et les voies potentielles d’entrée du radon.

Yoan Endres, consultant radon reconnu par l’OFSP, intervient pour l’analyse du bâtiment, l’interprétation des mesures et le conseil concernant les solutions d’assainissement.

Diagnostic-radon.ch intervient en Suisse romande, notamment dans les cantons de Neuchâtel, Jura, Vaud et Valais selon le type de mandat.

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Vide sanitaire et radon lors d’une vente immobilière

La présence d’un vide sanitaire n’est pas, en elle-même, un défaut du bâtiment.

De nombreuses maisons sont construites selon ce principe et ne présentent pas de concentration problématique.

En revanche, lorsqu’une mesure révèle une concentration élevée, il est intéressant pour le propriétaire de comprendre la situation avant une mise en vente.

Pour un acheteur, l’expression « problème de radon » peut être inquiétante lorsqu’aucune explication n’est disponible.

La situation est très différente lorsqu’un diagnostic permet d’expliquer l’origine probable du problème et de présenter des solutions techniques.

Dans le cadre d’une transaction immobilière, réduire l’incertitude est souvent aussi important que le problème technique lui-même.

Cas pratique : vide sanitaire insuffisamment ventilé

Lors de l’analyse d’une maison présentant une problématique de radon, l’examen du vide sanitaire a permis de constater que plusieurs ouvertures destinées à sa ventilation ne remplissaient plus correctement leur fonction.

Certaines avaient été progressivement affectées par des aménagements réalisés autour du bâtiment.

L’analyse a également mis en évidence plusieurs points nécessitant une attention particulière concernant l’étanchéité et le renouvellement de l’air.

Plutôt que de proposer immédiatement une installation lourde, la stratégie recommandée a consisté à rétablir une ventilation cohérente du vide sanitaire, traiter les points singuliers et contrôler le fonctionnement de la ventilation du bâtiment.

Une solution de mise en dépression pouvait ensuite être envisagée si les premières mesures ne permettaient pas d’atteindre une réduction suffisante.

Ce cas illustre l’importance de comprendre le bâtiment avant de choisir la solution.

Vous avez un vide sanitaire et une concentration élevée de radon ?

Vous avez mesuré plus de 300 Bq/m³ dans votre maison ?Votre habitation possède un vide sanitaire, une cave ou des pièces directement en contact avec le terrain ?

Avant d’entreprendre des travaux, une analyse du bâtiment peut permettre d’identifier les principales voies potentielles d’entrée du radon et de déterminer les solutions adaptées.

Yoan Endres – Consultant radon reconnu par l’OFSP

Diagnostic-radon.ch intervient pour la mesure du radon, l’analyse du

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